L'actualité société et automobile avec Assurance Auto.fr
Péages urbains : abandon du projet
Le feuilleton des péages urbains continue ! Après l’adoption d’un amendement autorisant l’expérimentation des péages urbains dans de grandes villes françaises, l’Assemblée nationale a finalement décidé de retirer le texte. Le système ne serait pas adapté à l’Hexagone.
On y avait cru pourtant ! Le Sénat avait bel et bien adopté un amendement qui autorisait –pour la première fois en France- l’instauration de péages urbains. Le texte prévoyait une première période d’expérimentation de trois ans seulement, et uniquement pour les villes de plus de 300 000 habitants. Le but : réduire la circulation dans nos grandes agglomérations et, du même coup, la pollution.
Une intention louable en soi, surtout au vu des résultats d’un tel système chez certains de nos voisins, comme à Londres. Revirement inattendu, l’Assemblée nationale a pourtant retiré le texte des discussions. Il ne sera pas adopté.
Péage urbain : enjeu écologique ou politique ?
Certains députés ont jugé qu’un péage ne représenterait finalement qu’une taxe supplémentaire. D’autres ont estimé que le système n’est pas adapté à la morphologie de la ville de Paris, première visée par le dispositif. D’autres, enfin, ont argué que cette taxation serait injuste pour les personnes vivant en banlieue et travaillant sur Paris. L’insuffisance du réseau de transport en commun leur impose souvent de prendre leur voiture. Il ne s’agit donc pas d’un choix.
En fait, ce texte ne faisait étrangement plus l’unanimité. A la veille des élections régionales, le choix d’instaurer une nouvelle taxe obligatoire à l’entrée de nos villes, n’est pas anodin.
© Reed Digital, Claudine Alves, 3 mars 2010.
| < Préc | Suivant > |
|---|
