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Haro sur les détecteurs de radars
Bien qu'illégaux, les détecteurs de radars de vitesse rencontre un vif succès dans nos contrées. Un succès qui n'est pas du goût du ministère de l'Intérieur, lequel y voit une menace pour la manne financière colossale générée par les radars.
Voilà pourquoi, depuis début mars, 600 appareils ont été confisqués par les gendarmes.
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Détecteurs de radars : la fin de la récré
En France, la détention et l'utilisation de détecteurs de radars est illégale et punie de 1500 euros d'amende ainsi que du retrait de deux points sur le permis de conduire, voire même de la suspension de celui-ci.
Jusqu'à présent, la difficulté de prendre les utilisateurs de détecteurs en flagrant délit avait entraîné une permissivité de fait à leur égard. Mais le ministère de l'Intérieur a sonné la fin de la récré et décidé de sévir.
Pour ce faire, la gendarmerie a dû adapter ses techniques d'enquêtes afin d'enrayer efficacement le phénomène.
Saisie à domicile et convocation
Pour identifier les possesseurs de détecteurs de radars, les gendarmes ont, dans un premier temps, cherché à entendre le propriétaire du principal site internet de vente domicilié en France. Malheureusement, pour échapper à la justice française, celui-ci s'est installé à Andorre.
La division de lutte contre la cybercriminalité de la gendarmerie a donc demandé et obtenu auprès d'un juge la possibilité de réquisitionner les bases de données clients des plates-formes de paiement en ligne.
Les listes ainsi obtenues ont ensuite été étudiées avec attention avant d'être transmises aux gendarmeries locales chargées de procéder aux saisies de matériel et aux convocations des contrevenants (600 jusqu'à présent).
Une méthode contestée et facilement contestable
Si cette méthode semble être efficace, pas sûr que ce soit la bonne. Selon certains avocats, les méthodes des gendarmes seraient en effet facilement contestables devant un tribunal en raison de la confusion entre acheteur et utilisateur.
La loi condamne l'utilisation et la détention des détecteurs de radars mais pas leur achat.
Aussi absurde que cela puisse paraître, acheter un détecteur de radars n'implique pas nécessairement que l'acheteur va l'utiliser, ni même le détenir puis qu'il peut s'agir d'un cadeau.
Les tribunaux risquent donc de voir abonder les contrevenants avec cette ligne de défense.
Les avertisseurs de radars légaux dans le viseur
Mais cela ne semble pas arrêter le ministère de l'Intérieur. La croisade menée contre les détecteurs de radars va, en effet, continuer. Pire, elle risque même de s'intensifier puisque les avertisseurs de radars légaux, qu'ils soient embarqués dans des GPS ou disponibles sous forme d'applications pour Smartphone, sont également dans le collimateur du ministère de l'Intérieur.
Ces systèmes permettant d'échanger des informations en temps réel sur les radars fixes et/ou mobiles seraient utilisés par plus de 500 000 automobilistes en France.
© assuranceauto.fr - Jonathan RODRIGUEZ – mars 2010
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