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Usines en Chine : les ouvriers se rebiffent !

Les constructeurs japonais sont les premiers à en pâtir, mais probablement pas les derniers. Les ouvriers de leurs usines chinoises ont en effet fait grève, pour la première fois. Exploitée, cette main-d’œuvre bon marché commence à se rebeller. Elle réclame de meilleures conditions de travail et des hausses de salaires !

Dommages collatéraux pour Honda et Toyota

Ça sent le roussi en Chine ! Honda et Toyota ont dû faire face à des grèves sur leurs sites chinois. Une première qui commence à inquiéter le secteur.

Honda avait dû suspendre temporairement la production sur certains de ses sites en raison de la grève d’une de ses usines de pièces détachées. En l’absence d’approvisionnement, ses sites de production ont été mis au chômage technique. Toyota n’est pas épargné. Le constructeur a stoppé les chaînes d’une de ses usines suite à un mouvement de grève identique chez l’un de ses équipementiers.

Des salaires trop bas

Le principal problème tient aux salaires extrêmement bas. Un ouvrier gréviste témoignait que son salaire était de seulement 1 300 yuans, soit environ 155 euros. D’après Chang Kai, professeur de droit du travail à l'université Renmin (Pékin), cité par Reuters : « Le secteur automobile en Chine, notamment pour les compagnies étrangères, est très rentable, mais il n'y a pas eu d'ajustement approprié des bénéfices des entreprises et des salaires des ouvriers ».

Une situation dont se rendent compte à présent les ouvriers. D’après les analystes, ces mouvements pourraient faire tâche d’huile, ce qui inquiète les constructeurs. Ils sont en effet nombreux aujourd’hui à s’installer en Chine et à miser sur le marché local et une main-d’œuvre bon marché.

© Reed Digital, Claudine Alves, 28 juin 2010.