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Saab : la justice suédoise dit non au dépôt de bilan

Saab a un peu plus un pied dans la tombe. En effet, la justice suédoise a refuse de protéger le constructeur contre la faillite comme l'avait demandé sa maison mère Swedish Automobile, estimant qu'il n'était pas garanti qu'une restructuration volontaire fonctionne. Saab est aujourd'hui à la merci de ses créanciers, d'autant plus que deux syndicats ont déposés une demande de mise en faillite.

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Saab, pris à la gorge

Incapable de faire face à ses dettes, Saab se rapproche chaque jour un peu plus de la faillite. La justice suédoise vient en effet de refuser de placer le constructeur sous la protection de la loi contre les faillites, comme le lui avait demandé Swedish Automobile il y a deux semaines.

Soucieux d'être protégé de ses nombreux créanciers, Saab avait fait cette demande le temps de procéder à une restructuration de ses activités et de trouver de nouveaux financements mais la justice suédoise pense qu'il n'y a pas « suffisamment de raisons de penser qu'une restructuration de l'entreprise fonctionnerait ».

Pris à la gorge et croulant sous les dettes, le constructeur suédois est acculé et peut mettre la clé sous la porte à tout moment. D'autant plus que deux syndicats suédois ont demandé la mise en faillite du constructeur pour non versement des salaires, précisant qu'ils la retireraient sitôt les salaires versés.

Comment Saab en est-il arrivé là ?

Sauvé de justesse par Spykers Cars une première fois en 2010, Saab ne s'est jamais vraiment remis de ses difficultés financières, lesquelles se sont accentuées ces-derniers mois. Depuis juin dernier, une partie des salariés sont ainsi payés en retard. Pire ! Les salaires du mois d'août n'ont toujours pas été versés, ce qui a conduit les deux syndicats cités plus haut à demander la mise en faillite du constructeur.

Par ailleurs, les chaînes de production sont presque continuellement à l'arrêt depuis le mois d'avril, les fournisseurs ne livrant plus aucune pièce, faute de paiement.

Une lueur d'espoir made in China

Le dernier espoir de survie de Saab réside en Chine. En effet, en juin dernier, le constructeur avait annoncé la signature d'un protocole d'accord non contraignant avec le groupe chinois Zhejiang Youngman Lotus Automobile pour 29,9% et avec Pangda pour 24%, le tout pour un total de 245 millions d'euros.
Ne manque plus que le feu vert des autorités de l'Empire du Milieu pour entériner l'accord et, peut-être, sauver le constructeur suédois.

Affaire à suivre.

©assuranceauto.fr - Jonathan RODRIGUEZ – septembre 2011