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L’alcool au volant sanctionné par l’éthylotest anti-démarrage
Nouvelle sanction pour lutter contre la conduite sous l’emprise d’alcool : l’éthylotest anti-démarrage (EAD). Le décret d’application est d’ores et déjà publié, et la sanction devrait bientôt commencer à être appliquée.
Obligation de souffler au démarrage
Gare à tous ceux qui conduisent après avoir bu. Le gouvernement a adopté un nouveau type de sanction pour lutter contre l’alcool au volant. A présent, un automobiliste contrôlé positif au test d’alcoolémie peut être condamné à conduire un véhicule équipé d’un éthylotest anti-démarrage (EAD). Une mesure qui a déjà fait ses preuves à l’étranger, du Canada à l’Australie en passant par les Etats-Unis ou encore la Suède.
La mesure est assortie d’un stage obligatoire de sensibilisation à la sécurité routière. Elle prévoit une amende de 1 500 € pour ceux qui ne s’y plient pas et qui continuent à conduire un véhicule non équipé, ou font souffler quelqu’un d’autre.
Double peine pour l’automobiliste, puisque l’équipement, qui coûte environ 1 000 €, reste entièrement à sa charge. Il peut aussi être loué, pour environ 130 € par mois.
Insuffisant pour les associations
Pour les associations de prévention routière, la mesure n’est pas suffisante puisqu’il suffit de faire souffler quelqu’un d’autre au démarrage pour tromper le système. Pour éviter cela, elles souhaitent un dispositif plus complexe, imposant au conducteur de souffler plusieurs fois pendant son trajet.
L’éthylotest anti-démarrage est déjà obligatoire dans les autocars neufs destinés au transport d’enfants. Ce dispositif pourra être imposé aux automobilistes en infraction pendant cinq ans maximum. Mais il sera possible d’être pénalisé pendant des périodes plus courtes allant de six mois à trois ans.
© Reed Digital, Claudine Alves, 16 septembre.
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